Présentation de l'activité Iokai Shiatsu
Les Fondateurs du Iokaï - Les spécificités du shiatsu Iokaï - Origines du shiatsu -
Le Shiatsu, art de vivre japonais -

Une Voie d’Harmonie et de Communication - Le Shiatsu dans le monde -

L'objectif de "Iokaï"
par Shizuto Masunaga en octobre 1960, date de la création de “Iokai”

Dans l’”Ekottarâgama”, quatrième partie des “Agama-Sûtra” (1), le Bouddha enseigne que le “Roi” - “O” - de la “médecine” - “I” -, est celui qui : connaît bien les maladies, en connaît les causes, s'emploie à les soigner, connaît bien les traitements appropriés et les met en pratique, pour faire en sorte qu'elles ne reviennent pas. De nos jours mêmes, ce que recherchent les malades, ce n'est pas quelqu'un qui s'adonne à la recherche médicale, mais un tel “Roi” - “O” - de la médecine.
Pour répondre à cette attente, et même si le chemin est long pour y parvenir, un certain nombre d'entre nous, praticiens de shiatsu, qui avons pour idéal de devenir de tels “rois de la médecine”, qui développons une technique de “diagnostic-traitement simultané” et souhaitons mettre en œuvre une thérapeutique médicale qui soit dans le respect du Ciel et de la Terre et soit pour l'homme un support de paix, nous sommes réunis et avons créé “Iôkai” (Kaï : association).
En tant que membres de cette association, nous allons, dans ce but, faire de celle-ci un lieu d'échange de nos points de vue et de confrontation de nos expériences pour travailler à une mise au point aussi parfaite que possible de la technique. Ainsi, afin de “soigner et d'apporter le réconfort” - “I”- (2), allons-nous, tous ensemble, nous appliquer à la voie du shiatsu. De cette signification et de ces objectifs de Iôkai, nous avons fait la devise même de ses membres.

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(I) Les “Agama-Sûtras”, texte canonique du Hinayana (“Petit Véhicule” du Bouddhisme), sont présentés en quatre parties: le “Dîrghâgama” (Agama long”) traitant de cosmogonie, le “Madhyamâgama” (Agama moyen”) traitant de métaphysique, le “Samyuktâgama” consacré à la concentration extatique et l’”Ekottarâgama” (“Zo-Agon” en japonais), traitant de sujets variés. (Source : “Dictionnaire de la civilisation indienne” - Laffont).

(2) Il nous paraît intéressant de souligner ici l'homophonie (“I”) de 2 lettres japonaises signifiant respectivement : “médecine” et “soigner et réconforter” et la complémentarité de sens incluse dans celle-ci, qui, reprise par M. Masunaga pour en faire la devise de “Iôkai”, traduit de façon particulièrement éclairante l'idéal humain (de “Jinjutsu”) qui était le sien dans sa pratique du Shiatsu.

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Les spécificités du shiatsu Iokaï
Le point important dans le Iokaï Shiatsu est comment entrer en contact avec l’humain. C’est pourquoi, Masunaga sensei a utilisé le nom “Iokaï”qui définit la nature de l’échange de personne à personne.
Io s’inspire du Sutra bouddhiste qui est relatif à celui qui connaît ses déséquilibres et détermine les moyens appropriés de s’y soustraire définitivement.
Kaï représente l’association, la communication entre des personnes sous un même toit.
Le shiatsu Iokaï est un art qui se distingue d’une simple technique manuelle par le fait qu’il engage la globalité psychique-physique (esprit-corps) du praticien (shiatsushi) et du receveur (jusha).
Sasaki sensei a été profondément touché par ces aspects durant sa collaboration avec Masunaga sensei et c’est le cœur de cette approche qu’il enseigne en Europe.


Les Fondateurs du Iokaï
- Shizuto Masunaga (1925-1981)
Président-fondateur du Iokaï Shiatsu Center de Tokyo.
Son intérêt pour le shiatsu s’est éveillé dés son enfance, à la suite de rencontres entre ses parents et des grands maîtres de shiatsu.
Après des études en psychologie à l’Université de Kyoto, il fut pendant cinq ans professeur-instructeur à la Nippon Shiatsu School.
Il a dirigé des sessions de perfectionnement professionnel aux USA, au Canada, et en France.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages de références sur le shiatsu.
Consulter le parcours de Shizuto Masunaga

- Kazunori Sasaki sensei
Fondateur du Iokaï Meridian Shiatsu en Europe et président de l’AISE (Association Iokaï Shiatsu Europe).
Consulter le parcours de Kazunori Sasaki

 

Une Voie d’Harmonie et de Communication
Comme la plupart des disciplines traditionnelles orientales (Yoga, Tai-Chi Chuan, Arts Martiaux, …), le shiatsu apporte un élément de réponse aux problèmes de la vie quotidienne dans notre société occidentale. Particulièrement efficace dans la lutte contre le stress et les problèmes de communication, le shiatsu représente un véritable art de vivre fondé sur des principes de vie saine favorisant l’hygiène mentale et physique, l’harmonie de l’esprit et du corps, l’attitude de l’individu dans la société et son environnement.
Le shiatsu active la circulation du Ki (force vitale), stimulant le pouvoir naturel de guérison. Il est de ce fait efficace dans des dysfonctionnements les plus divers, y compris ceux liés aux relations humaines :
- retrouver le calme, le sommeil, la capacité à récupérer, le dynamisme;
- être moins vulnérable aux tensions et événements extérieurs;
- prévenir les états dépressifs, les effets du stress;
- résorber les gènes musculaires et articulaires;
- restaurer l’énergie;
- apprendre à mieux se connaître en révélant les tensions les plus profondes liées au psychisme.



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Formation ISA

Programmes, Module Iokaï Shiatsu

La formation Iokai Méridien Shiatsu

L’enseignement comporte plusieurs niveaux : il est placé sous la direction de Kazunori Sasaki sensei. Une partie des niveaux I, II et III est assurée par Thierry Camagie et une partie des niveaux I et II est assurée par les enseignants certifiés et agréés par l’Association Iokaï Shiatsu Europe (AISE), dont Sasaki sensei est le président, et l’ISF.

La formation Iokaï proposée offre diverses formes de cours : cours hebdomadaires, séminaires de week-end, stages résidentiels ou non.
Cela permet à l’étudiant d’organiser son cursus dans le temps, selon son propre rythme d’intégration. Il évaluera régulièrement avec l’enseignant la façon de mener à bien sa formation. Un cursus complet avec certification peut s’envisager sur 4 ou 5 années.

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origines du shiatsu
La thérapeutique orientale par le shiatsu a son origine dans le Dôin-Angyô, qui, ayant succèdé au Téaté (traitement par toucher de la main) qui a été la première des formes de traitement, était, dans la médecine chinoise, la méthode centrale, au double sens géographique et méthodologique du terme (3). Aussi, pour apprendre la pratique du diagnostic de Kanpô, qui se veut être simultanément le traitement, ne peut-on le faire sous la forme, uniquement, d'un enseignement comme celui du système pédagogique actuel, axé essentiellement sur la médecine occidentale. Et concernant en particulier le “diagnostic-traitement simultané” par le shiatsu, celui-ci ne devient véritablement une thérapie du malade qu'à partir du moment où le diagnostic est fait en vue de l'obtention du Shô, qui est une forme de compréhension de la personne dans son aspect mental, au travers des quatre processus de diagnostic du Kanpô, dans lesquels la technique manuelle est fondamentale. L'apprentissage, ici, ne peut se faire que sous la forme, traditionnelle en Orient, de petits groupes privés d'élèves réunis autour d'un Sensei, et par une expérience concrète, transmise par “Ishin-Denshin” (littéralement: de cœur à cœur), de Sensei à disciple, en situation clinique. C'est là le point de départ fondamental, si l'on veut pouvoir mettre en pratique la devise et réaliser les objectifs de “Iôkai'.


(3) Le terme central recèle un double sens géographique et méthodologique. Géographique, car le Dôin-Angyô (autrement dit les thérapies manuelles) était la méthode thérapeutique pratiquée et originaire de la région centrale de la Chine antique, alors symboliquement divisée en 5 régions (transpositions analogique des 5 directions cardinales - centre, sud, est, nord, ouest - correspondant elles-mêmes aux 5 éléments symboliques de la conception cosmologique chinoise). Méthodologique, en ce sens que les thérapies manuelles occupent elles-mêmes une position centrale dans la médecine orientale traditionnelle où elles sont la méthode de base de toutes les autres techniques.

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Le Shiatsu, art de vivre japonais
  Le shiatsu est né au Japon au début du siècle : “Shi” signifie doigt et “atsu” pression. C’est une méthode simple et naturelle qui consiste à appliquer des pressions sur tout le corps afin de le défatiguer. Ces pressions ou appuis des pouces, mains, coudes, genoux stimulent le Ki (force vitale) et l’amènent à circuler plus harmonieusement.
Les principes fondamentaux du shiatsu proviennent de la tradition de l’énergétique orientale (Acupuncture, Do In Ankyo) avec une actualisation permanente en fonction des développements de la science médicale moderne et des thérapeutiques alternatives et holistiques.
Le shiatsu peut être exercé par tout un chacun : c’est parce qu’il est simple que le shiatsu est aussi un art populaire qui se pratique en famille et entre amis, non seulement pour se détendre, mais aussi pour développer notre compréhension de nous-mêmes et celle des autres.
Au Japon, on dit :”le shiatsu est semblable à l’affection maternelle, la pression des mains fait jaillir la vie”.

Le Shiatsu dans le monde
Au Japon, le shiatsu est une pratique thérapeutique enseignée dans des écoles agréées par le gouvernement telles que la Nippon Shiatsu School, la Namikochi School, etc… Le shiatsu joue dans le domaine de la santé japonaise un rôle comparable et complémentaire à ceux de la Kinésithérapie en France, des Heilpraktiker en Allemagne ou de l’Ostéopathie aux USA.
Le shiatsu est une technique thérapeutique et préventive très répandue dans le monde d’aujourd’hui, notamment aux USA avec des cliniques shiatsu, aux Pays-Bas où les prestations shiatsu sont en partie prises en charge par les assurances maladies, en Allemagne où il entre dans les matières enseignées pour la formation de Heilpraktiker, et dans presque tous les pays européens où le shiatsu fonctionne comme un complément et une aide à la médecine scientifique.

Le iokai en Europe


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